Parlons chats!

Malédiction! Mon chat … y’é noir!

«Attention! Il porte malheur!» Qui n’a jamais entendu cette superstition envers les chats noirs? Oups… J’ai un chat noir! B’en oui un magnifique et adorable matou tout noir avec une mini tache blanche dans le cou. Ce qui lui a valu le prénom full cute de Whippet. Oui oui comme le célèbre biscuit à la guimauve enrobé de chocolat de notre enfance. Superstitieux ou non, on a tous déjà entendu dire que croiser un chat noir porterait malheur… Encore pire si tu le croises sous une échelle, un vendredi 13… Alors la watch out! Il est bien entendu aussi le chat associé à l’Halloween et aux sorcières des livres de contes pour enfants. Des croyances qui, malheureusement, pénalisent tous les chats noirs qui se cherchent désespérément un foyer. Savais tu que ce sont les chats de couleur noire qui passent le plus de temps dans les refuges? Pourtant…

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À l’époque du Moyen Âge, le chat noir était considéré comme l’incarnation du diable. Une banale enveloppe charnelle utilisée par les sorcières pour vampiriser les enfants. Bien des siècles plus tard, il fait encore l’objet d’un grand nombre de superstitions négatives. En Occident, par exemple, le seul fait de posséder un chat noir pouvait te faire accuser de sorcellerie. Il était un animal de mauvaise vie. Il fut persécuté et accusé de tous les vices. Tous plus farfelus les uns que les autres et, bien que ces légendes sont des légendes fictives, encore aujourd’hui, de nombreuses superstitions négatives circulent malheureusement sur ce félin. Voir un chat noir est encore considéré comme un mauvais présage, au même titre que d’ouvrir un parapluie à l’intérieur, renverser du sel sur la table, offrir des couteaux en cadeaux, trinquer les ‘yeux dans les yeux’, ou pire encore, casser un miroir! Bien que certains l’adorent et d’autres en ont une peur noire, une chose est sûre, il ne laisse personne indifférent!

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J’ai souvent entendu dire que les chats noirs sont plus sauvages, solitaires voir même agressifs et antisociaux. C’est clair que ce genre de commentaires vient de personnes qui n’ont définitivement jamais eu de chat noir! Pour ma part, je confirme qu’ils sont très intelligents, affectueux et ils adorent les câlins. Ils apprécient la présence et recherchent souvent le contact avec les humains. Ils analysent parfaitement leur environnement et semblent parfois ressentir davantage nos émotions. Qui n’a jamais rêvé d’avoir un vrai fauve à la maison? Avec un chat noir, tu pourras facilement te vanter d’avoir une mini-panthère dans ton salon sans les risques qu’une vraie panthère pourrait t’apporter! Pis adopter un chat noir, b’en ça permet aussi de faire tomber les fameux préjugés sur ces p’tites boules de poils. Choisir un chat noir c’est démontrer au monde qu’on n’a pas peur, que ces chats-là ne portent pas malheur et qu’ils sont tout aussi adorables que les autres sortes de minous… Passe un p’tit moment avec mon Whippet, pis tu comprendras vite qu’un chat noir b’en c’est  le compagnon idéal à avoir dans sa maison. Pis tu voudras partir avec, j’te le dis! Y’é juste trop sweet!

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Les chats noirs sont réputés pour être de bons chasseurs, agiles et très actifs. Ils sont parfaits pour éloigner les petits rongeurs ou autres petites bêtes qui osent s’aventurer trop près de la maison. Mais attention, s’il vous aime trop, il aura, comme mon Whippet, tendance à vous offrir, ses proies en cadeau! Et que dire de leurs magnifiques yeux de lynx. Qu’ils soient bleus, verts ou jaunes perçants comme le mien, personne ne peut rester indifférent face à cette frimousse-là. Ils ont la particularité d’avoir le pelage qui permet de devenir invisible lorsqu’il fait noir et des yeux qui deviennent hypnotiques lorsqu’ils pénètrent la nuit. Leur regard semble aussi plus expressif et ça permet parfois de mieux les comprendre. Comme ils ont tendance à être très proche de leurs maîtres, toujours en recherche d’affection, ils communiqueront très souvent leur amour intensivement. Les coups de têtes, les caresses et les ronronnements feront partie de ton quotidien. Ils sont très loyaux et parfois plutôt envahissants, mais tu peux toujours compter sur eux pour te réconforter et t’écouter dans les moments de joies comment dans les moments plus difficiles. Ils sont le parfait compagnon pour les soirées devant la télé enroulé dans une doudou en mangeant du pop corn! J’appelle souvent le mien affectueusement ma «grosse guidoune»  parce que, quand il décide qu’il veut de l’attention, il va faire tout pour en avoir quitte à s’écraser carrément comme une grosse pâte molle sur toi.

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Avoir un chat noir, c’est quand même pratique, t’as pas besoin de passer ta journée à enlever les poils de chat sur tes vêtements noirs : ça se verra pas! Tandis que celui qui a un chat blanc ne dira pas le contraire. Pis t’as pas besoin de décoration particulière pour l’Halloween puisque t’as déjà ton chat! Faque une citrouille, ton chat noir qui gambade dans le jardin, et hop ! T’as ton décor rêver pour l’Halloween, plus vrai que nature! Nice hein? Ça peut aussi être pratique pour éloigner les voisins indésirables: Haha, approche pas, j’ai un chat noir lol.

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J’tai convaincu? Oui? Non? Hum… Anyway, sache que l’amour n’a pas de couleur et que même si tu préfères les chats tigrés, roux, blancs ou multicolores peut être que, comme moi, un soir d’automne, tu croiseras un chaton noir lors d’une soirée et il te fera craquer en te séduisant. Pis il te suivra jusqu’à ta voiture et viendra s’accrocher à ton cou en ronronnant sa vie avec son p’tit regard, pis la tu n’auras pas d’autres choix que de l’embarquer et l’adopter. Pis après quelques années, tu comprendras que ce n’est pas un chat comme les autres et que tu es privilégié de l’avoir dans ta vie. Alors ne choisi pas un chat par sa couleur mais plutôt selon la complicité et la chimie que vous avez ensemble, tu auras assurément de belles et bonnes surprises… tout simplement. Pis n’oublie pas que quand tu décides d’en adopter un, ben c’est un engagement pour la vie!

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« On ne choisi jamais un chat 

 c’est lui qui vous choisi »

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Nathalie

 

 

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témoignages

Mon fils

Tout ça a commencé quand? Je ne sais pas. Depuis qu’il a été conçu probablement, puisque cette maladie est neurologique. Quand je repense au passé… finalement, plusieurs petits signes étaient présents mais jamais, je n’aurais imaginé que mon enfant serait atteint de ce fichu syndrome…

Déjà, à son arrivée, mon bébé était un enfant différent. Il pleurait beaucoup, tellement qu’après une semaine de vie, j’ai rappelé à l’hôpital pour leur faire part d’un possible défaut de fabrication! Mais, ils n’ont pas voulu le reprendre… Il dormait à peine 4-5 heures par nuit, avait beaucoup de coliques, était d’humeur difficile et j’en passe. Mais, c’était aussi un bébé très éveillé, une p’tite boule d’amour, de tendresse, parsemé de minis moments de pur ravissement qu’il m’a fait vivre et qui ont forgé la mère que je suis devenue. Oui, je l’aime d’un amour inconditionnel, malgré tout …

Tout petit, il était un grand insatisfait. Il pleurait parce qu’il n’arrivait pas à ramper, ni à attraper son mobile, ni à mettre les trucs dans sa bouche ou marcher sans tomber. Pleurer n’est peut être pas le meilleur qualificatif pour expliquer l’intensité des pleurs, j’dirais plutôt qu’il était en crise une bonne partie de la journée. Quand même un petit rapide puisque déjà à 10 mois, il marchait. À 2 ans, il parlait ‘comme un grand’ et lorsqu’il a commencé la maternelle, il savait déjà lire. Il avait tout simplement appris par lui-même. Par contre, au niveau  émotionnel, j’avais un «enfant volcan». Explosif, impulsif, colérique, agressif et tout à fait incapable de créer des liens positifs avec les autres enfants de son âge. À part pour les mordre, les pousser, les frapper ou tenter des ‘expériences’ sur eux en observant leurs réactions, c’était pas mal sa façon de socialiser. Inutile de dire que j’ai tranquillement cessé de socialiser moi aussi en gardant mon enfant le plus à l’écart possible du monde extérieur parce que tsé le jugement et le regard des autres, b’en c’est pire que le rejet pis j’avais pas besoin de me faire rajouter que mon enfant était pas bien élevé, que c’était un enfant roi ou bien de me sentir continuellement coupable des agissements de mon fils.

Je vous saute quelques années, mais disons seulement que le parcours à l’école primaire a été exigeant physiquement, moralement et psychologiquement. Toujours incapable d’être socialement social. Je maintiens mon point sur le défaut de fabrication! Je sais bien qu’un enfant, ça vient pas avec un mode d’emploi, mais là, franchement, c’est pas supposé être si difficile que ça. Je commence à consulter vers l’âge de 3 ans, mais je fus entendu que vers l’âge de 6 ans. Parce que tu te fais dire que tes méthodes sont corrects et que, comme t’es une éducatrice spécialisée, ben t’es plus spécialisée que la moyenne du monde, faque t’as pas besoin de ça toi des ‘services spécialisés’! Je fus retournée à plusieurs reprises avec une p’tite tappe dans le dos «lâchez pas madame, vous faites de la bonne job, ça va se replacer, il va vieillir»  hum… j’sais pas pourquoi j’étais pas rassurée… Alors, j’me mets quand même sur la liste d’attente pour pouvoir rencontrer un pédopsychiatre tsé, juste de même pour qu’il me confirme que j’suis pas folle pis que y’a bel et bien quelque chose qui fonctionne pas normalement. Par ce que sincèrement là, j’suis pas très loin de la dépression et pas mal à ’boutte’.

À 6 ans, on a enfin un diagnostic! J’sais pas si je dois sauter de joie ou bien m’effondrer, le pédopsychiatre me parle du syndrome de Gilles de Tourette (SGT) et d’un possible trouble de l’opposition avec hyperactivité (TDAH). Ouf ça eut l’effet d’une bombe. J’te connais pas toi mais, j’taime pas et j’te veux pas dans la tête et le corps de mon enfant! Après la colère et le déni, j’ai ressenti un certain soulagement, en mettant le doigt sur le ‘maudit bobo’, on va enfin  pouvoir lui apporter l’aide adéquate dont il a besoin. Euuh erreur! Ce fut le début de la descente aux enfers dans le merveilleux monde du ‘essai erreur’. J’suis repartie avec une jolie prescription, une prise en charge de nouvelles complications quotidiennes et tous les différents ‘effets secondaires’ des doses et des mixtes de médicaments. Comme si j’avais besoin de ça en plus! L’aide arrive enfin et je tente de naviguer dans cette mer pas mal houleuse des services spécialisés. Les vagues d’éducateurs se succèdent autant en classe qu’à la maison. Les suspensions se multiplient et les consultations avec psychologues, travailleurs sociaux et les nombreuses hospitalisations font maintenant partie de mon quotidien. Comme le système a bien peu à offrir et les écoles ont bien peu de budget et d’énergie à s’occuper d’un enfant à ‘problèmes’,  faque on cumule les expulsions et les changements d’écoles. Du coup, on réajuste la médication, ajoute des suspensions, réajuste la médication et de nouvelles hospitalisations. Il sera plus de 6 mois sans être scolarisé et n’aura plus d’aide avec le psychologue, car le ‘cas’ est devenu trop lourd… Après quelques mois de congé forcé à chercher ‘on fait quoi avec’? Y’a une petite école avec  des classes spécialisées et une éducatrice en or qui accepte de le prendre en charge. Grâce à cet ange mis sur notre route cahoteuse, Il y termine son primaire. Alléluia!

Déjà qu’à 6 ans il avait fait sa première fugue de l’école. À la fin du primaire, ça semble se stabiliser, j’ai l’impression de voir enfin le bout du tunnel, mais l’arrivée au secondaire, les choses se corsent. J’dois maintenant dealer avec les colères intenses, les menaces de mort, le défi de l’autorité x 1000 et les idées suicidaires.  Ils ajoutent donc, un antidépresseur au cocktail déjà en place. Mais on oublie de nous offrir des services adaptés pour nous soutenir. Allons, soyons positifs, j’peux aisément donner du support à mon fils, puisque j’suis un bon parent adéquat, disponible et compréhensif, pis parce que, j’ai une formation spécialisée, donc résiliente face aux nombreuses épreuves. Ironie quand tu nous tiens… Mais disons que le sentiment d’être un peu seule au monde et légèrement dépassée par tous les efforts mis en place sans succès, mettons que c’est assez intense. Pis là, j’suis au bout du rouleau! La belle phrase «t’es belle, t’es bonne, t’es fine pis t’es capable», pu capable!

Mon beau jeune homme du haut de ses 15 ans, tente bien que mal à gérer ce SGT qui prend toute la place. Avec 2 placements en centre d’accueil, les difficultés face à sa gestion de la colère, les émotions à fleur de peau qui sont toujours aussi présentes, c’est difficile de bâtir un réseau d’amis. Il est isolé et sa console de jeux vidéo deviendra son seul ami, sa bouée de sauvetage et son échappatoire pour ne pas craquer. La fin du monde scolaire fut un parcours du combattant autant pour lui que pour moi. Après un geste qui marqua le point de non-retour à la maison et une dernière fugue qui nécessite un déploiement policier majeur pour tenter de le retrouver, je me suis résignée pour sa santé et la mienne d’accepter de me détacher physiquement et émotionnellement (en fait on accepte jamais d’être séparé de l’être qu’on aime le plus au monde). Mais, pour le bien de son enfant, c’était la seule solution. Je serai là mais autrement. C’est à ce moment que j’ai finalement compris que l’amour inconditionnel ça ne guérit pas tout! Je ne pouvais plus lui offrir l’environnement sécuritaire dont il a besoin. On entreprend des thérapies comportementales et on tente d’outiller mon fiston à devenir ‘autonome’ pour sa majorité. C’est là que je reçois ma première médaille de bravoure pour toutes ces années de dévouement … pour ma part, j’les considère comme un échec mais bon… C’est quand même soulageant de constater qu’il épuise une équipe complète d’intervenants et que moi j’étais seule… mais une seule compétente! Faut s’le dire hein pfft…

Le passage à l’âge adulte n’est pas facile. Pourquoi faire ça simple quand on peut faire ça compliqué. Il choisi de voler de ses propres ailes et de plonger sans filet dans le merveilleux monde des adultes, sans aide et sans médication. Je ne savais pas si je devais pleurer ou me réjouir de son désir de se prendre en main et de faire les efforts nécessaires pour être capable de fonctionner en société. Au fond de moi, la peur m’envahissait. La marche était haute, trop haute. À Chacune des étapes qu’on a eu à faire face, j’me disais que c’était la plus difficile, mais là je devais le laisser se débrouiller pour prendre conscience que, des fois,  faut toucher le fond pour accepter l’aide des autres.  Le ti-homme a dû mettre les bouchées doubles. Il est tombé plus qu’à son tour, il a été déçu, mais il s’est toujours relevé et il n’a jamais abandonné malgré toutes les nouvelles épreuves et embûches qui se formaient devant lui. J’aurais tellement voulu le protéger, mais je devais le laisser aller. J’avoue que, par moment, il m’impressionnait, il voulait tellement… J’le surveillais de loin avec mon cœur de maman qui l’accompagnait.

Il est maintenant un adulte dans tous les sens du mot. Non, il ne l’a pas eu facile. Son syndrome a pris possession de son enfance. Mais la, à 21 ans, il a repris le contrôle sur sa vie. Avec la maturité, il arrive a bien gérer ses états d’âme et les tics ont presque disparus. Grâce à un nouveau départ, Il est enfin récompensé par ses efforts et il a acquis une expérience qui fait de lui une personne sensible qui a des buts, des projets et un avenir à la hauteur de ses espérances. Les mauvais jours sont loin derrière lui et je retrouve enfin mon enfant avec qui j’peux passer du bon temps. On peut avoir du plaisir, partager des tas de trucs et apprécier les moments de qualités ensemble. J’dois avouer que je n’y croyais plus … J’suis tellement fière des progrès qu’il fait chaque jour pour rendre sa vie meilleure. Oui, il est encore fragile, c’est pas toujours comme il le voudrait, mais il doit comprendre que c’est aussi ça la vie et que y’a rien de parfait. Mais il a apprivoisé ce démon qui habite en lui et il a présentement repris le contrôle de sa tête et de son corps. Parfois, il m’arrive de penser à ce qu’aurait été la vie sans ce SGT… Tsé avoir un enfant ‘normal’ avec des hauts et des bas ‘normal’ des défis ‘normal’. J’le saurais jamais, mais il ne serait certainement pas l’homme qu’il est devenu à ce jour. Le plus difficile pour une maman c’est de le voir s’accrocher à soi, le sentir souffrir de l’intérieur et de ne pas pouvoir l’aider à se sortir de ce gouffre. Mais maintenant, il peut faire face à n’importe quoi parce qu’il a prouvé à tout le monde que c’est lui le plus fort! B’en le plus fort pour moi, c’est mon fils!

Après toutes ces années  à essayer de ne pas se noyer à travers un système de santé souffrant et un réseau malade, nous avons ENFIN accosté sur l’île des possibilités…On est pas complètement à l’abri des ouragans, mais notre relation mère-fils est maintenant à l’épreuve de toutes les tempêtes. Je n’ai peut-être pas réussi à le protéger et le sortir de sa douleur comme je l’aurais voulu, mais la vie a fait en sorte qu’il se choisisse et que qu’il fonce envers et contre tout! J’lui lève mon chapeau pour sa détermination. Y’a encore pas mal de chemin à faire mais j’pense qu’il a enfin compris que la volonté, ça traverse les montagnes. Et demain? Demain, c’est un autre jour, aujourd’hui, il va bien. Il a fait la paix dans son cœur et son âme.

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Pour de l’information, du support, de l’aide, des ressources ou simplement pour partager et échanger avec d’autres personnes qui sont dans le même bateau. L’association québécoise du syndrome Gilles de la Tourette peut être une bonne ressource pour comprendre et être compris.

Si par contre, vous ou une connaissance, éprouvez une détresse émotionnelle ou êtes à risque de suicide et que vous avez besoin d’aide:

À noter à vos agendas! Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, du 1er au 7 octobre, et la journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre, sont l’occasion de connaitre, démystifier et comprendre l’importance de la santé mentale dans notre vie de tous les jours et à ce que nous pouvons faire pour aider les personnes avec des problèmes de santé mentale.

Nathalie

 

 

 

Je mange!

Beurre de pomme

À offrir ou à garder jalousement pour soi, des petits pots de bonheur qui goûte le ciel sur des rôties, des gaufres, des crêpes ou des croissants c’est tout simplement divin!

Portions: 15 petits pots (dégustation)

INGRÉDIENTS

12 pommes McIntosh

1 tasse de cassonade dorée

1 tasse de beurre

Quelques gouttes de vanille (au goût)

Quelques pincées de cannelle (au goût)

PRÉPARATION

Peler, épépiner et couper les pommes en morceaux. Les mettre dans l’eau citronnée en attendant pour éviter qu’elles noircissent.

Vider l’eau et rincer les pommes. Les mettre dans un chaudron et faire cuire avec la cassonade à feu moyen 15 minutes en brassant régulièrement.

Vers la fin de la cuisson, ajouter la vanille et la cannelle.

Réduire en purée au mélangeur. Ajouter le beurre et mélanger de nouveau jusqu’à onctuosité. Mettre dans des pots et réfrigérer.

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Bon appétit!

Nathalie

 

Je mange!

Salade de melon d’eau, féta et menthe

Source : Ricardo

Portions: 4

INGRÉDIENTS

75 ml (1/3 tasse) d’huile d’olive

30 ml (2 c. à soupe) de vinaigre balsamique

1/2 oignon rouge moyen, émincé

750 ml (3 tasses) de melon d’eau sans pépins, en cubes de 2,5 cm (1 po)

250 ml (1 tasse) de fromage feta en cubes de 1,25 cm (1/2 po)

4 tasses de Roquette ou Cresson ou Mesclun

60 ml (1/4 tasse) de graines de citrouille, grillées

Sel de mer et poivre du moulin ou goût

J’ai rajouté quelques feuilles de menthe fraîche déchiquettées et des olives grecs!

PRÉPARATION 

Dans un bol, mélanger l’huile d’olive, le vinaigre et l’oignon. Saler et poivrer.

Dans une assiette de présentation, mélanger le melon, la feta et la roquette. Arroser de vinaigrette.

Garnir de graines de citrouille, de menthe et d’olives grecs.

Bon appétit!

Nathalie

 

 

Mes réflexions

Mon jardin

Qui ne rêve pas d’avoir un beau jardin où il fait bon se détendre, se ressourcer, rêvasser, réfléchir ou tout simplement s’y recueillir quand on en ressent le besoin. Depuis notre tendre enfance, nous cultivons tous un petit jardin bien à nous. Nous y mettons nos pensées, nos souvenirs, nos passions, nos envies, nos rêves et même nos fantasmes. Bref, tout ce dont on a envie de garder jalousement juste pour soi. Tu peux comparer ça à la version mentale de ton journal intime et si l’intimité était vraiment un lieu, j’pense qu’elle serait probablement ce petit jardin discrètement enfoui dans un coin de ton cerveau.

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Mais, concevoir un jardin c’est tout un art! Pour réussir à ce qu’il soit en harmonie avec ses envies, il faut premièrement savoir ce que l’on veut y semer pour qu’il prenne forme et  pour que les graines qui auront été plantées deviennent de magnifiques fleurs. Ensuite, il faut bien le nourrir d’engrais positifs et se débarrasser de toutes les pensées négatives qui pourraient contaminer sa terre. On ne voudrait surtout pas qu’il soit envahi de mauvaises herbes! Finalement avec du temps et de la patience, il aura besoin d’un entretient régulier afin de nourrir ses passions, donner un sens à ses envies et réaliser ses rêves. Comme c’est là que sera enfouis tous tes projets en stanby afin qu’ils mûrissent avant de pouvoir les réaliser ou pas! Il est vraiment important de bien s’en occuper.

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Pour ma part, mon jardin c’est mon petit havre de paix pour mieux me retrouver. Mon refuge pour mieux réfléchir librement. Mon abri pour me construire, me retrouver et prendre des décisions sans nécessairement subir l’influence des autres. C’est sûr que j’ai aussi besoin de confier mes joies, mes peines, mes doutes ou mes rêves, mais j’ai aussi parfois envie de garder certaines choses plus secrètes, de ne pas en parler tout de suite et même de ne pas en parler du tout!

C’est loin d’être un lieu qui sert à y enfermer mensonges ou cachotteries, mais c’est un endroit que je ne partage pas non plus avec n’importe qui. Peut-être pour me protéger de ce que j’ai de fragile en moi, de mes faiblesses, de mes blessures, de mes déceptions… Bah peu importe les raisons, c’est quand même attrayant de préserver une p’tite partie de soi plus mystérieux! Pis c’est surtout ma façon de garder un certain contrôle sur ma vie. Tsé se créer un territoire, ça aide à mieux se comprendre et à mieux comprendre les autres tout en respectant l’espace et la bulle de chacun… C’est pas parce qu’il est secret que ça veut dire qu’il faille le fermer à double tour et s’y enfermer dedans! Faut quand même garder un certain équilibre et montrer aux autres qu’on leur fait confiance et qu’on est prêt à partager une part de nous-même. Peu importe les personnes qu’on laissera entrer, sache que pour moi, t’es vraiment important à mes yeux pour avoir ce privilège!

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Quand on est en couple, c’est une autre affaire! On a tendance à vouloir tout partager avec l’être aimé. Pis on aimerait bien ça des fois pouvoir lire dans sa tête pour tout savoir et tout connaître et mieux le comprendre! Probablement aussi pour se sécuriser ou pour se protéger. Mais bien qu’il soit important de partager et d’échanger des tas de trucs avec sa douce moitié afin de bâtir des liens de confiance et de réciprocité,  il ne faut pas négliger l’importance de conserver et de préserver son territoire privé. J’pense que c’est indispensable pour la construction d’une relation amoureuse saine et épanouie. Tsé le fait de ne pas tout dévoiler, ça ne veut pas dire qu’il faille mentir ou cacher des choses importantes. Au contraire, ça vient juste exprimer que, pour entretenir ton jardin intime, ben t’as besoin de t’accorder des moments rien qu’à toi pour toi avec toi-même. Ça fait partie de la confiance mutuelle, c’est une marque de respect et c’est primordial! Pis anyway, j’suis pas convaincue que de fonder sa relation sur la transparence absolue c’est une véritable preuve d’amour. Ça risque plutôt de pousser ton couple vers une fusion qui peut devenir malsaine pour les deux partenaires.

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Alors, si l’on veut cultiver tranquillement son jardin secret, c’est évidemment indispensable de respecter celui des autres! C’est sûrement ce qui est le plus difficile à faire. Juste à l’idée de penser que  notre conjoint ou nos propres enfants aient besoin d’avoir aussi leurs propres espaces personnels, ça peut être angoissant de ne pas pouvoir y entrer ni d’être au courant de tout et ça peut parfois être une source de conflit. C’est donc essentiel d’avoir une bonne relation et une excellente communication avec les  gens qui nous entourent pour contribuer à l’équilibre de son couple, de sa famille et de ses amis et, pour que tout se passe dans le respect et l’harmonie, il est indispensable de préserver l’espace de chacun. C’est quand même tout un défi à réaliser concrètement! Soyons dans le «vivre et laisser vivre» pour pouvoir continuer d’évoluer comme personne à part entière. La clé de la réussite de son jardin est, avant tout, d’être capable d’être bien avec soi-même pour être bien avec les autres par la suite.

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« Avoir son petit jardin secret,

C’est embellir le monde chaque fois qu’on fait fleurir une fleur »

 

 

Bon jardinage!

Nathalie

 

 

Mes réflexions

Les masques

Je n’ai rien contre les masques. Que ce soit à l’occasion d’une fête, d’une mascarade ou d’un bal masqué. Ceux à l’Halloween, par contre, me font un peu plus peur, pis j’trippe pas trop avoir peur alors tu devras me payer très cher pour me faire regarder un film de Jason, un vendredi 13 lol. Mais, j’aime bien les masques de Venise ou ceux utilisés au théâtre pour jouer un rôle en se mettant dans la peau d’une autre personne. Derrière ce genre de masque, ça peut te donner une certaine liberté, une confiance et une assurance. Avoir la possibilité de posséder plusieurs visages et de jouer différents personnages, le temps d’une pièce,  ou de t’appeler Batman pis devoir sauver le monde incognito, c’est b’en correct!

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Dans la vraie vie, les masques c’t’une autre affaire… on ne les porte pas de la même façon ni pour les mêmes raisons. Que ce soit par peur de vexer, par peur de dire non, par peur de l’autorité, par peur de la façon à laquelle on  sera perçu, pour se faire aimer ou pour cacher sa vraie personnalité, on se coupe souvent de soi-même pour être dans le « moule » social. Y’a des masques que l’on porte pour se protéger, pour garder certains cotés de nous à l’abri des autres. Pensons à cette p’tite barrière, qu’on installe pour éviter que l’on profite de nos faiblesses, quand certaines situations nous semblent « malsaines » parce qu’elles ne sont pas toujours en accord avec nos valeurs et nos règles de vie. Il est vital d’avoir une carapace pour ne pas se faire manipuler ou influencer par des personnes malveillantes. Porter un masque, c’est aussi pour cacher une partie de soi. C’est bien d’avoir son p’tit jardin secret à l’abri des jugements. Préserver une partie plus intime de nous-mêmes tout en gardant des relations convenables avec les autres, c’est une façon de « survivre » en société.

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Là où ça me pose problème, c’est ceux qui cachent la majeure partie d’eux face aux autres. Ne pas dire ses idées ou en dire des fausses pour qu’elles soient conformes à certains types de personnes, ce n’est pas très agréable. Tsé celui qui dit un truc à quelqu’un et ensuite dit le contraire à un autre… Tu vois le genre… Il manipule aussi parfaitement l’art de jouer et tu ne sais jamais trop à quoi t’attendre de ce personnage trop fake! C’est le parfait caméléon mais, après un certain temps, à porter ce genre de masque, on risque d’y perdre de vue sa propre identité. Je pense que si l’on choisit de masquer l’être véritable en nous, c’est qu’on n’a pas appris à s’apprécier ou à s’aimer à sa juste valeur et on tente de combler ce manque en projetant mille et une images en évitant la plus importante de toute…la nôtre…celle qui fait de nous des êtres uniques!

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J’ai moi-même de la difficulté à être dans le paraître face aux autres. La plupart me disent que j’suis comme un livre ouvert pis le visage que tu vois, ben c’est le seul que j’ai… J’suis égale à moi-même et incapable de « faire semblant » d’être quelqu’un que je ne suis pas. Quand j’suis triste, ben j’suis triste, quand j’suis contente, ben j’suis contente. Quand j’aime, j’aime pis quand j’aime pas ben, c’est pas ben long que tu le sais! Mon non verbal c’est le miroir de mon intérieur. Malheureusement, ça ne me sert pas toujours de façon positive puisque, dans la société, dire ce que l’on pense et être soi-même, c’est pas bien vu pis t’es pas mal plus vulnérable quand t’es authentique et ce, malgré le fait que j’ai parfois besoin de tourner ma langue plusieurs fois ou à prendre une grande respiration avant de parler . Pis, des fois, j’préfère le silence… Mais ceux qui me connaissent diront que même mon silence il est expressif lol. Parfois, j’me dis que cette façade-là, j’suis juste pas capable de la jouer!

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Pour ma part, j’préfère avoir à dealer avec des personnes qui sont transparentes, qui ne cachent pas leur tempérament et leurs intentions. Quand tu côtoies des personnes qui ne jouent pas de games derrière un masque, t’a toujours l’heure juste! Que ce soit dans ta vie professionnelle, sociale ou affective, rester toujours conforme à ses principes fondamentaux, ses valeurs et ses croyances, c’est être vrai! Vaut mieux se situer un peu trop dans le « être » que trop dans le « paraître » qui vient à l’encontre de ce que l’on est et de qui on est. Pis, en bout de ligne, à force de faire croire ce que tu n’es pas, tu finis par te croire vraiment! D’où l’importance d’être complètement sincère envers les autres pour développer des relations plus véritables.

 

Alternative girl vs good woman

Bref, les masques peuvent nous permettre à l’occasion de  s’adapter à certaines situations. J’les considère pas complètement négatifs, mais au quotidien ils peuvent être nocifs. Il faut comprendre son réel besoin de se cacher derrière un masque, qui peut camoufler une vraie souffrance, résultat d’une profonde détresse!

« Sois certain qu’au sein de cet univers pourtant déjà très coloré, il y aura toujours une place pour ta propre couleur… »

Nathalie

témoignages

Gauchère un jour, gauchère toujours!

«Ah! Mais t’es gauchère!?» Euh le «MAIS», c’tu vraiment nécessaire? B’en oui j’suis gauchère… (Une gauchère pas contrariée mais plutôt contrariante). «T’es pas pire pour une gauchère». Pfff, encore chanceuse que j’sois pas blonde en plus!… «Bah, c’est rien d’exceptionnel, pis y’a rien là être gaucher tsé, avec toutes les avancées technologiques», vous direz! Et bien j’ai de petites nouvelles pour vous chers droitiers.

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Reculons un peu dans le temps. À une certaine époque, la main gauche signifiait «la main du Diable» et, dans certains pays, elle est considérée comme impure, traditionnellement utilisée pour les tâches d’hygiène quotidienne (entre autres se laver les fesses pour être précis). Impossible donc de manger dans un plat commun avec la main gauche. La poignée de mains se fait évidemment avec la main droite. Il fut un temps aussi où les gauchers recevaient des coups de règles s’ils  avaient le malheur de se servir de la main gauche pour tenir un crayon ou une fourchette. D’autres leur attachaient la main pour forcer le développement de la main droite. Il ne faut pas reculer si loin parce que j’me rappelle avoir moi-même reçu des punitions et des «tapes» sur la main pour me forcer à utiliser la droite. Être gaucher, c’était honteux!

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Une chance qu’on a évolué un peu de ce coté-là. Maintenant, on sait qu’être gaucher ce n’est pas un caprice mais plutôt une affaire de cerveau qui a  développé le coté gauche au détriment du droit. Chez un droitier, l’hémisphère gauche contrôle le langage et la parole, tandis que le droit contrôle les émotions. Chez la plupart des gauchers, cette répartition est inversée. Donc, ça fait de nous des personnes plus créatives et imaginatives. Pis des émotifs!

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La langue française nous fait également des misères avec le mot «gauche» qui signifie être maladroit et la «gaucherie» c’est le manque d’adresse et de grâce. Sans oublier les traditionnelles expressions : «Se lever du pied gauche» (être de mauvaise humeur), «avoir deux pieds gauches» (être empoté), «être marié de la main gauche» (ne pas être vraiment marié) et «passer l’arme à gauche» (c’est mourir!) Que du positif hein! Je voudrais me tailler les veines avec un couteau de droitier que je n’y arriverais même pas lol!

 

Mais, en 2017, être gaucher ça ressemble à quoi? J’vous dirais que c’est de constamment avoir à s’adapter dans un monde de droitier et vivre à contresens de la société. Je vous passe les couteaux, ciseaux, ouvre-boîtes, becs verseurs, tasses à mesurer, poignées, et tout les autres appareils qui s’ouvrent par la droite comme les frigos, les micro-ondes et les portes en général.  Les appareils photos et caméras ont le déclencheur à droite bien sûr! Que dire du fameux tire-bouchon que je visse du mauvais sens!… Pour les loisirs, c’est pas mieux, les guitares, les violons (existent pour gauchers mais plus chers, ben voyons!) et les jeux de cartes avec les chiffres dans seulement 2 coins (essayez de tenir votre jeu, aucun chiffre n’apparaît, b’en oui, j’suis bonne en magie moi.) Va donc prendre le métro, tu mets le ticket à gauche, dommage, c’est la porte du voisin qui s’ouvre… soupir… Et au resto, quelle surprise de se faire dire «Les toilettes? C’est au fond à gauche!» Attention aussi en manipulant des appareils de construction pas mal facile de se couper un doigt avec la scie ronde parce que je vois rien moi de l’autre coté de la lame! Pis combien de fois j’me fâche avec les «maudines» de drills, j’dévisse au lieu de visser pis j’visse au lieu de dévisser!

 

    Mais, avec le temps, pis b’en de la patience, on finit par s’habituer à ce monde de droitiers avec le clavier d’ordi et les chiffres à droite, la souris à droite (oui on peut la mettre à gauche, mais on ne peut pas cliquer avec l’index qui est le plus pratique quand même). Je me suis longuement demandé pourquoi je n’arrivais pas à conduire une voiture «manuelle», jusqu’à ce que j’allume… b’en oui toi, le bras de vitesse est à droite faque moi, mon cerveau, il catch pas ça… Pis y’a aussi toutes les fonctions (radio, climatisation, essuie glace) qui sont à droite bien sûr! Prendre ton café en voiture, bonne chance! C’est inutile de me dire que j’attache ma ceinture à l’envers! J’l’attache différemment point final! Quand j’écris b’en j’penche ma feuille dangereusement à 90° pour écrire et éviter les bavures. J’vous mets au défi de réussir à prendre des notes dans un cahier spiral, dans un cartable à anneaux… ou bien sur un bureau avec l’ouverture vers la droite. Bien sûr le stylo accroché à son fil à la banque ou à la poste est à droite, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire que j’vais devoir me battre avec le maudit fil jamais assez long!

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Mais j’avoue que, parfois, on peut en retirer quelques avantages d’être une «patte gauche». « Chéri, je ne peux pas passer la tondeuse, elle se démarre à droite et j’ai pas de force dans ce bras! » « Ah b’en non, j’peux pas couper le pain». Pour les couteaux à pain, la lame n’est pas du bon coté. «Peler les carottes?» b’en c’est la même chose! Haha, blague à part, j’ai sûrement déjà fait suer des vendeuses en replaçant les vêtements sur les cintres… à l’envers! Coté sport, ça l’air qu’être un gaucher, par contre, c’est vraiment génial. Pis un gaucher manie mieux la main droite que le droitier manie sa main gauche… savais-tu ça toi? Pis, si j’avais à choisir quel animal je voudrais être, je choisirai sans aucun doute le cheval, puisqu’ils sont majoritairement gauchers, personne pour les contrarier et les forcer à écrire du sabot droit! Ah oui, j’ai une fête juste pour moi aussi, le 13 août il parait … notez ça dans votre agenda!

Alors, à tous les gauchers de la terre, si vous vous sentez persécutés ou incompris au quotidien par votre condition particulière, dites-vous que vous n’êtes pas seuls. Voici quelques gauchers célèbres: Barack Obama, Paul McCartney, Rafael Nadal, le Prince William, Nicole Kidman, Hugh Jackman, Lady Gaga, Bill Clinton, Kurt Cobain, Julia Roberts, Charlie Chaplin, Albert Einstein et Jimi Hendrix. Quand on se compare, on se console! Pis, dites vous que, quand on est une classe à part, unique et en édition limitée, b’en on a plus de valeur! Alors vive les gauchers!

Nathalie